Aisne : aide et garde à domicile, la participation source de dialogue social

Publié le par Réseau inter CVS 91

Groupes d’échanges des personnes accompagnées et des aidants, animation et formation, un comité des bénéficiaires fonctionne comme un CVS

En plus des diverses prestations  d’aide à la personne l’association d’aide et de garde à domicile de l’Aisne (AAGDA) innove à plus d’un titre

Cette structure assocoative qui s’adresse à 500 bénéficiaires, assure de l’animation (socio culturelle) à domicile, organise un club des aidants, source de convivialité et d’entraide, de partage d’expériences qui se réunit tous les mois avec 10 à  20 participants. Il existe aussi un café des souvenirs à travers un groupe d’échanges.

Autre volet, l’association organise des actions de prévention et de formation pour les proches aidants (gym mémoire, équilibre alimentation, habilités), ainsi qu’un soutien psychologique individuel ou en groupe

Tout aussi important, des projets d’accompagnement personnalisé des aidants (et des bénéficiaires) sont mis en œuvre. Comme en établissement, ces projets individualisés permettent d’adapter les interventions des professionnels selon la situation et les attentes de la personne et de ses proches. Surtout, précise son directeur Dominique Villa : « il s’agit ne pas réduire l’accompagnement de la personne aux points d’attention sur ses fragilités, mais en repérant ses ressources et ses potentialités. C’est devenu un outil d’évaluation». Mieux, l’ambition de l’association est de parvenir à créer un projet d’accompagnement du proche aidant.

L’ensemble de ces démarches et des questions soulevées, notamment par le club des aidants et les projets d’accompagnement personnalisés, a fait apparaître le besoin de franchir une nouvelle étape pour la consultation par un espace de dialogue social

L’équivalent d’un CVS

Cette instance a pris le nom de comité de bénéficiaires et des aidants, l’équivalent d’un conseil de vie sociale CVS  où siègent tous les acteurs. La participation et la démocratie dans l’association ont donc pris forme .Toutes les questions liées au fonctionnement ou aux dysfonctionnements sont abordées tous les trimestres avec un compte rendu. Ce regard complémentaire des professionnels  est devenu précieux pour la qualité de nos prestations » explique le directeur.

Les projets de l’association sont soumis à l’avis de l’instance. Peu à peu, les membres du comité ont acquit le souci de l’intérêt général des bénéficiaires et des aidants souligne le directeur.  La continuité de la présence dans cette instance est assurée par une renouvèlement systématique lorsque un aidant perd son proche. Mais il est toujours possible de continuer à s’investir dans  l‘un des projets de l’association ou même en siégeant au conseil d’administration précise Caroline Leloir, directrice de projet.   

Dans cette instance de consultation et de dialogue sont également représentés des personnels, la direction et un membre du conseil d’administration de l’association. Les intervenants professionnels ont bien perçu l’innovation de cette instance consultative qui ne joue pas contre leur intérêt.

Au fil des années, le directeur considère  avoir désormais un bel outil de régulation  qui permet de faire évoluer sa structure. La transparence de ces démarches est de mise. Les outils de communication sont appréciés : un journal, une page Facebook et un site internet.  Bien sur ces innovations ont aussi été possibles grâce à des subventions publiques.

Vu les difficultés du secteur de l’aide à domicile, l’enjeu est maintenant de généraliser et de financer durablement ces démarches participatives comme instrument de la qualité.  

Pour en savoir plus

www.aagda.fr

 

 

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