Cloé kiné, « parler avec le grand âge me plait le plus »
Jeune kinésithérapeute de 23 ans, depuis huit mois et après cinq ans d'études, Cloé exerce en libéral, son métier à Grenoble au sein d’un cabinet et aussi des remplacements en établissement et à domicile. Son compagnon Axel aussi diplômé réalise ce même types d'activité depuis près de deux ans
Le plaisir de parler.
30 minutes d’interventions avec des patients ou des résidents, il n’y a pas que les soins techniques qui comptent, le relationnel est important selon Cloé. «Je suis attendue, j’apprécie les anciens, je me sens utile. Ça me fait du bien de discuter avec eux. Ils me racontent leur vie et leur histoire. Même si on n’est pas formés pour l’accompagnement de ceux qui ont des troubles cognitifs, je me débrouille par l’écoute, le dialogue et l’empathie». Les soins du corps pour l’autonomie de la personne se conjuguent bien avec le lien social. Les autres soignants ont pas toujours le temps de consacrer à chaque fois une demi-heure d’accompagnement personnalisé.
« Pour beaucoup d'anciens c’est la première fois de leur vie qu’ils ont des traitements en kiné. J’aime travailler avec les personnes du grand âge autant qu’avec les plus jeunes. L’intergénérationnel joue en faveur de notre métier » souligne Cloé »
Les autres professionnels apprécient sa présence et cela nécessite de coordonner les interventions de chacun.
Le plaisir de bouger
Quelques soient leurs pathologies, « il s’agit de leur retrouver du muscle, du plaisir à se remettre debout même partiellement, de leur donner envie de bouger leurs membres, de mieux respirer, de réduire la douleur». Debout, assis, alité et même mal voyant, le kiné a un champ large d’interventions qui stimule le résident ou le patient, y compris par les massages. « Quand les résidents sentent leur progression explique Cloé, c’est pour nous la reconnaissance de nos coups de pousse».
D’autres kinés ont des spécialités, formés à des séances de soins palliatifs ou dans le sport.
Axel, son compagnon kiné insiste sur le besoin de diversifier nos interventions et nos pratiques professionnelles. « Ma motivation pour les stimuler et leur donner confiance en eux est pour moi essentielle » Il compte compléter ses compétences en kiné du sport.
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