Un café-débat des familles

Publié le par Réseau inter CVS 91

Organisée par la psychologue de l’Ehpad Geneviève Laroque de Morangis, cette première rencontre a répondu aux attentes des familles présentes. Au menu « La place de la famille en Ehpad » pour échanger ses ressentis, ses questionnements, ses expériences.

Des paroles libres se sont exprimées, sur des ressentis différents selon l’état de leur proche par la quinzaine de participants. Souvent les familles sont désemparées surtout dans les premiers mois suivant l’admission. Les familles ont besoin de conseils, d’accompagnement pour être rassurées. Elles apprécient lors de leur visite de pouvoir échanger avec d’autres familles qui vivent la même situation, y compris en présence de leur proche. Elles souhaiteraient même avoir plus d’espaces pour cela, comme en été dans le jardin. Lorsque l’écoute des personnels est réelle, peu à peu elles notent selon les équipes des améliorations. 

Les familles ont toutes exprimées le besoin de comprendre. De savoir ce qui se passe toute la journée avec son parent, qu’on leur explique par exemple pourquoi il y a des changements dans les lieux de repas ou de savoir à l’avance pourquoi le GIR de son proche va changer, de comprendre aussi pourquoi les sorties extérieures ne sont pas possibles pour tous les résidents, et également pour que leur proche participe au PASA.

Concernant leur perception de la vie sociale, les familles se sentent accueillies lorsqu’il y a des anniversaires, un repas festif, des fêtes. Le fait que des aides-soignantes fassent des petites animations dans les étages est bien vu. Le jeu en table magique, vu son attrait devrait selon elles bénéficier à tous les résidents et impliquer les familles. Plusieurs d’entre elles sont prêtes à être sollicitées pour des animations et dans l’accompagnent des sorties.

Cette première rencontre a aussi permis de mieux comprendre comment fonctionne l’établissement, la nécessité de s’adresser en cas de problèmes à l’encadrement : cadre de santé, psychologue, médecin coordonnateur, direction…  Les familles ont découvert le temps passé en transmission chaque jour entre les membres du personnel, les difficultés de certaines aides-soignantes de répondre à toutes les questions des familles. Elles ont aussi évoqué les souffrances de résidents selon l’évolution de leur maladie, les angoisses du soir en fin de journée, surtout au moment du départ de leur famille.

Complémentaire du rôle du CVS, six autres cafés-débats sont programmés avec les familles ou les proches aidants. A l’ordre du jour : « Comprendre la maladie et communiquer avec son parent ; l’entrée en établissement et les enjeux psychiques pour le résident et sa famille ; la qualité des échanges soignants-résidents- familles ; la fin de vie »

Un café-débat des familles
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M
Bonjour,
Très instructif.
Je suis présidente du CVS mais dans une structure d'accueil pour personnes handicapées.
Le souci, c'est que malgré les dysfonctionnement qu'on peut constater, ce sont toujours les mêmes familles qui se mobilisent.
L'organisation d'un café-réflexion est peut être à envisager, mais comment attirer les familles ?
En tout cas, chez vous, à priori ça marche bien, tant mieux!
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